Avant tout, parlez-nous un peu de votre groupe: Depuis combien de temps vous jouer ensemble et comment avez-vous trouver le nom du groupe?
Ça fait juste un peu plus d'un an que notre groupe comprend 5 membres. Au début, nous étions 4 avec seulement une trompette comme section des cuivres. On a joué environ deux mois comme ça. Lorsque notre audience s'est vu grandir à Charlottown, on a "engagé" Steve, notre tromboniste, pour compléter le groupe. Nous sommes un vrai party ambulant depuis.
Quand il est venu le temps de nous trouver un nom, on voulait quelque chose qu'on voit tout le temps avec lequel les gens pourraient nous associer. On marchait tous ensemble un moment donné, je crois qu'on cherchait une place à crème glacée (on ADORE la crème glacée!) et c'est là que "The Sidewalks" nous a sauté dans la face. (Note: "sidewalks" veut dire trottoirs en français.)
Pouvez-vous nous parler de votre premier album et nous décrire votre expérience à produire celui-ci? Est-ce que c'était à quoi vous vous attendiez?
Définitivement. Une partie de notre histoire vient du fait que nous nous sommes pointé au 2009 ECMAs (East Coast Music Association) sans même avoir un album. Le lancement de l'album était toujours un évènement que l'on voyait à l'horizon, mais plusieurs circonstances ont fait en sorte que celui a été retardé. Initialement, nous voulions le sortir en mars 2009, puis en mai, juin, juillet... Finalement c'est seulement en septembre qu'on a pu lancé l'album. On a été chanceux parcontre, on a écrit la chanson titre seulement 3 semaines avant d'aller en studio. Le spectacle de lancement était très anticipé et ça été un vrai succès.
Le processus d'enregistrement c'est très bien passé. Nous avons travaillé avec Jon Matthews de Big Grey Sound Studios à Charlottetown. C'est un gars fort sympatique qui aime bien rire. On se lançait des jokes quétaines à tour de bras. Il ya une certaine chimie qui c'est créée aussi bien au niveau professionel qu'amical.
Comment expliquez-vous les différents sons que l'on retrouvent sur l'album? Quel genre de musique vous décris le mieux et pensez-vous expérimenter avec des styles musicaux différents à l'avenir?
On reconnaît que bien des gens ont décroché du ska, ce qui est un peu décevant, mais on pense être capable de remédier à la situation, du moins sur la Côte Est, en intégrant de nouveaux éléments au genre. Nos chansons A Better Way et Down Too Fast est ce qui arrive lorsqu'on laisse la musique se faire elle même au lieu de forcer une chanson à un genre spécifique. On parle de notre style comme étant du "skalternative rock" sans trop se prendre au sérieux mais quand on y pense, ça l'a beaucoup de sens. Je suis en fait le seul fan de ska dans le groupe. Jamie est amateur de métal, Josh aime surtout le pop et le R&B, Robyn aime le rock classique en particulier et Steve est le gars classique et jazz. Avec des goûts si différents, c'est certain que tous ces styles se combinent d'une manière ou d'une autre. Heureusment pour nous, ça semble bien marcher.
On "expérimente" beaucoup lorsqu'on écrit nos chansons. Faut le prendre le mot à la légère parce qu'on ne focus jamais sur un style en particulier. On se dis pas "Je suis dans un mood funk, écrivons une chanson funk". On prend seulement une "riff" qu'un d'entre nous a créée et on la laisse évoluée. Si un rythme rock ne fonctionne pas, on essaie une version un peu disco. Si le rythme Motown de la basse ne semble pas correcte, on essaie autre chose pour voir ce qui arrivera et ainsi de suite. Ce processus est un vrai défi pour nous et cela nous permet d'être plus versatile.
En tant que groupe émergeant, trouvez-vous qu'il est plus difficile maintenant de faire entendre votre musique au public? En particulier pour un groupe ska? Ou au contraire, les différents médiums et technologies disponibles (réseaux sociaux, blogues, YouTube, etc...) rendent la vie plus facile au groupes d'aujourd'hui?
Je trouve que le réseautage et l'Internet sont des outils essentiels lorque vient le temps de faire connaître ta musique. Les deux peuvent créer d'excellents résultats si on les utilise correctement. Cependant, la chose la plus importante c'est vraiment de jouer souvent, faire la promotion de tes spectacles et s'assurer que chaque spectacle est meilleur que le précédent. On est fier de notre énergie sur scène et on essaie toujours de s'améliorer. Facebook et MySpace nous aide beaucoup aussi. On a jamais été bien fort sur les médias imprimés alors envoyer une invitation sur le réseau social est une bonne manière de "répandre le virus" et de faire en sorte que notre musique est entendue. C'est définitivement un outil de promotion génial.
Vous avez été nominé dans la catégorie Enregistrement Alternatif de l'Année aux Prince Edward Island Awards, comment avez-vous réagi au fait que vous étiez nominé dans la catégorie "alternative"? Êtes-vous en accord avec cette catégorisation?
Nous sommes en accord avec cette catégorie mais il y quelques inconvénients parcontre. Alternatif est en fait juste un autre terme pour musique Rock. Il n'ya pas beaucoup de catégories qui pourraient nous représenter mais Alternatif semble juste pour ce que l'on fait. Le problème c'est que c'est tellement vague comme terme que tu te retrouves à être en compétition avec des groupes qui ne devraient pas être là. Tout de même, nous sommes honorés d'avoir été nominés et la publicité que cela nous a apporté a beaucoup aidé. Des fois, la nomination est quasiment aussi importante que le prix.
Avez-vous aimé jouer avec le groupe psychobilly montréalais The Brains? Quels ont été les points forts de ce spectacle?
Notre bassiste trouve que The Brains a été un des meilleurs bands avec qui nous avons joué. Ils sont vraiment du bon monde. Notre élément favori par rapport à ce spectacle était le public (c'était notre première fois au Capital de Frédéricton, NB) et tous ces amateurs de la scène punk/métal/psychobilly sont venus voir The Brains. Ça nous a donné de nouveaux fans provenant d'un public qu'on suspectait qui n'aimerait pas notre musique.
Comment la tournée Better Late Than Never se passe jusqu'à maintenant et pensez-vous faire un tour sur la Côte Ouest dans un avenir prochain?
En fait la tournée Better Late Than Never commence seulement le 10 mars alors on est encore en mode préparation. Nous sommes vraiment enthousiates à l'idée de jouer devant du nouveau monde. On a joué beaucoup dans les Maritimes et on s'est fait plusieurs fans en ligne en Ontario et au Québec. Ça va être le fun de finalement les rencontré et partager notre musique avec eux. On pense aller sur la Côte Ouest mais on a aucune date officielle pour le moment.
Vous allez jouer deux soirs à Montréal (le 12 et 18 mars), pouvez-vous décrire l'ambiance d'un spectacle des Sidewalks? À quoi peut-on s'attendre et comment faites-vous pour rendre l'évènement "à ne pas manquer"?
À quoi vous pouvez vous attendre:
- Un spectacle avec beaucoup d'énergie
- Des chansons entraînantes ("sing alongs, clap alongs")
- Des bonnes (ou très mauvaises) blagues dépendant de notre taux d'intoxication
- Chris va peut-être se planter si il devient trop énervé
On s'efforce à faire connaître le talent qui provient de notre île. Les Maritimes sont reconnues pour leur sens du party et on veut que nos fans ressentent ça. On esssaie d'exécuter un vrai show rock, on veut pas juste que l'audience écoute, on veut qu'elle regarde et ressente ce qu'on fait.
Votre deuxième album devrait sortir au mois de juillet, pouvez-vous nous donner quelques détails sur ce qu'on pourra retrouver sur celui-ci?
Nous sommes présentement en train d'enregistrer cet album. Le contenu va probablement être orienté plus pour la radio contrairement à notre premier album mais on peut s'attendre au mêmes influences que sur Better Late Than Never. Nous testons notre nouveau matériel lors de nos spectacles alors venez nous voir et n'hésitez pas à nous donner vos impressions!
Merci à Chris Gallant et The Sidewalks pour cette entrevue!
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